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La médecine personnalisée en pratique

Au delà d'un concept


 

Roche va commercialiser trois nouveaux tests en oncologie

Pionnier de la médecine personnalisée en oncologie, Roche s’apprête à commercialiser, entre juillet et septembre 2011, trois nouveaux réactifs d’identification de biomarqueurs prédictifs de réponse à des thérapies ciblées en oncologie. Fondés sur la PCR avec sondes spécifiques, ces réactifs permettront une analyse à la fois sensible et spécifique dans un cadre de qualité maîtrisée. D’autres laboratoires peuvent privilégier des méthodes "homebrew".
"Notre objectif en oncogénétique somatique est de fournir des outils validés aux normes CE-IVD* pour le passage en routine des biomarqueurs les plus courants et d’accompagner dans leur démarche qualité les laboratoires vers leur accréditation.
Nous avons vocation à aider les laboratoires qui le souhaitent à accéder aux nouvelles technologies du diagnostic moléculaire. Le séquençage à très haut débit 454 ou les puces Nimblegen offrent un accès jusque-là impossible à des informations majeures et ce qui importe à nos yeux est la bonne utilisation de ces informations au bénéfice du patient", explique Nathaël Menras, chef de groupe Marketing Biologie Moléculaire chez Roche Diagnostics France.

 
Les mutations kras dans les cancers colorectaux

La recherche obligatoire des mutations KRas en routine clinique s’est rapidement imposée dès lors que toutes les études ont démontré leur très forte valeur prédictive négative de réponse aux thérapies ciblées anti-EGFR ( epidermal growth factor receptor ).
Le nouveau réactif cobas®
KRas va permettre de détecter aussi bien les mutations des codons 12 et 13 ( les plus fréquemment observées) que celles, plus rares, du codon 61. Ce sont donc 21 mutations qui seront mises en évidence avec une sensibilité < 50 copies mutantes ( <5 % ) à partir de tissus en paraffine.

Mutations de l’egfr dans le cancer du poumon

Il est acquis que les patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules (NsCLC) dont la tumeur présente certaines mutations spécifiques du site catalytique de l’EGFR peuvent dans certaines circonstances être traités de manière plus efficace (meilleur taux de réponse et de durée de survie, en comparaison à des patients dont la tumeur présente un EGFR sous forme sauvage) par des thérapies ciblées de type inhibiteurs de tyrosine kinase (TKI-EGFR).
Roche va bientôt mettre sur le marché un test PCR permettant d’identifier rapidement 43 des mutations du domaine tyrosine kinase, au niveau des exons 18 à 21.
La mutation T790M, qui peut être liée à l’apparition d’une résistance secondaire est également détectée.

BRAF, du nouveau pour le mélanome

BRaF est une protéine qui joue un rôle central dans la voie de signalisation intracellulaire e t dont le gène présente d es mutations activatrices dans environ un mélanome sur deux. Il en va de même, quoique moins fréquemment, dans les tumeurs colorectales, les tumeurs du sein et des poumons. Roche Pharma dispose d’une molécule en phase III de développement clinique, le Vemurafenib, qui inhibe l’activité de la protéine BRaF. C’est une avancée majeure dans la prise en charge du traitement du mélanome métastatique en stade III-IV (avec mutation du gène BRaF) et la molécule vient de recevoir une autorisation temporaire d’utilisation (aTU) de cohorte de la part de l’aFssaPs.

* CE-IVD : normes CE de diagnostic in vitro

Notre priorité
Adapter les traitements aux patients

 


Liens

 
La médecine personnalisée 
Brochure du groupe Roche sur la médecine personnalisée
(version anglaise)